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Osons le changement ! Newsletter Transition 11/2018

Newsletter Transition
Novembre 2018

En Belgique et en France, plusieurs centaines de milliers de personnes, excédées par l’augmentation des prix des carburants, en appellent au boycott et au blocage d’axes routiers le 17 novembre 2018.

La taxe relative à l’augmentation des prix des carburants est-elle inégale et arbitraire ? Oui, car elle culpabilise les citoyen.ne.s pour leur manière de consommer, sans offrir d’alternatives recevables et sans considération des conséquences sociétales qu’une telle imposition suscite. Elle est présentée comme unique option pour financer la transition énergétique, alors que l’imposition des transports aériens et maritimes, largement plus polluants, n’est pas questionnée. Des alternatives doivent être proposées, via des subventions à la mobilité douce et aux transports publics, ainsi qu’au développement d’un réseau ferré efficient.

Ceci étant dit, il est néanmoins primordial de ne pas glisser vers la pente dangereuse d’une division de l’opinion entre priorisations des enjeux environnementaux ou sociaux. Les deux doivent être pensés et traités de manière simultanée. D’autant plus qu’à l’heure actuelle, le prix des carburants ne reflète absolument pas le coût environnemental de l’extraction des ressources fossiles qui serait alors beaucoup plus conséquent.

Nos habitudes de consommation et de déplacements doivent changer et pour cela, il est impératif que nos gouvernements soutiennent cette transition.

L’engouement qu’ont suscité les appels aux blocages du 17 novembre illustre une capacité certaine des citoyen.ne.s à se mobiliser pour les thématiques qui les affectent. Faisons de même pour manifester nos préoccupations quant à l’avenir de nos écosystèmes ! Les derniers rapports scientifiques sont sans équivoque ; nos activités ont des conséquences dévastatrices. Le rapport du GIEC sur l’évolution des températures alerte sur l’urgence d’instaurer des mesures politiques de grande envergure afin de réduire drastiquement nos émissions de CO2. En seulement 40 ans, nous avons perdu 60% de notre faune sauvage selon WWF. L’heure n’est plus à la minimisation de notre impact, mais à la prise de conscience collective.

Changeons nos habitudes. Des solutions existent. Ne militons pas pour des carburants, militons pour notre futur !
 

Solidairement vôtres,

Mathilde Mosse et Denis Stokkink

Contact: 

Mathilde Mosse