Logo de la Coupe du Monde en Russie

L’environnement, grand perdant de la Coupe du Monde de football 2018

Vendredi, 15 Juin 2018


Comme beaucoup d’événements sportifs, la Coupe du Monde de football 2018, organisé par la Fédération International de Football (FIFA) a fait des promesses écologiques par rapport à son organisation et son infrastructure mais peine à les tenir.

 

La Coupe du Monde de football en 2018 en Russie a inauguré son ouverture cette semaine. C’est l’occasion pour la Russie d’embellir son image à l’international. Mais l’événement est considéré comme coûteux et inutile par certains, avec ses 21 milliards d'euros de coûts.

Pourtant, la FIFA est le premier organisme à avoir adhéré au programme de l’ONU Climate Neutral Now. L’objectif de ce dernier est de rendre les événements sportifs « neutres » en carbone émis. C’est un but essentiel pour l’environnement car les émissions de la Coupe du Monde de 2018 en Russie sont estimées à 2.17 millions de tonnes, autant que les émissions annuelles de la Turquie.

Le plus gros des émissions - 1.6 millions de tonnes de CO2 - est expliqué  par les transports aériens des équipes de foot et des supporters. La FIFA a proposé la compensation de leurs émissions au moment de l’achat de leur billet. Cette compensation carbone ne réduit pas les émissions mais génère des crédits carbone par le financement de projet qui réduise des émissions ailleurs dans le globe.  Par contre, l’usage de la compensation est limité à seulement 100.000 tonnes.

En Russie, aucun stade n’est approvisionné en énergie renouvelable. Seulement quelques mesures ont été prises comme l’utilisation maximale de la lumière naturelle. Des écosystèmes ont souffert de la construction des stades, notamment les zones humides pourtant rares en Russie.
Des mesures peu ambitieuses ont été adoptées concernant la gestion des déchets avec la mise en place de sèche-mains électriques dans les sanitaires ou la digitalisation des documents.

La prochaine Coupe du Monde au Qatar en 2022 est déjà perçue comme une catastrophe sociale et écologique avec des coûts de climatisation faramineux. Les coûts totaux sont déjà estimés à 145 milliards d'euros …